Le web-documentaire : utiliser YouTube, en niveau 1
Nous réfléchissons sur LeWebLab.com, comme beaucoup de consultants et formateurs, à l’évolution de « l’écriture web » telle qu’on la définissait classiquement. Y compris dans le champs du multimédia. Il faut en effet évoluer, tant par la synthèse des outils existants que par l’émergence de nouveaux supports et formats multimédias. Une évidence : nous exploitons souvent peu les capacités des services actuels… et faisons « vite » par soucis du moindre effort.
Prenons l’exemple de YouTube. Si vous lisez beaucoup de blogs, vous verrez souvent que les vidéos intégrées à un texte, le sont une par une, une en-dessous de l’autre pour être exact. C’est une erreur en terme d’ergonomie et de lisibilité. Rarement les auteurs pensent à utiliser l’outil de « playlist » (liste de lecture), permettant d’alléger une page web.
Mieux encore, il permet déjà de créer un produit éditorial original. « Presque » un web-documentaire, de premier niveau, simple, et que l’on peut optimiser. Je me suis livré à l’exercice sur le principe de la création d’une web-émission sur les clips musicaux, le « Pop Up Club ». En voici le résultat, intégré en une seule fenêtre dans cette note :
Afin de créer cette structure webdoc, j’ai procédé ainsi :
-

- identification : c’est la première étape, il faut se créer un compte sur YT, qui est le même que votre compte Google (si vous en avez déjà un pour les mails), depuis que la plateforme vidéo fait partie du géant du web.
- recherche documentaire et écriture : tout tient dans l’approche « selector », que l’on peut adapter à tous les sujets. Ici, 5 clips d’un même style; là, 4 vidéos sur le bricolage; là encore 3 vidéos d’experts financiers, etc. Il suffit d’investir du temps en recherche. Attention : bien utiliser les critères « options de recherche »; nourrir les espaces de définition de la vidéo (titre, résumé) pour donner du contenu éditorial.
- création séparée de jingles (introduction et chute) : sous Windows Movie Maker (fourni dans tout PC avec le system Windows), avec usage de ressources vidéos et audios disponibles sur des sites en open source.
- atouts : le carrousel flottant apparaît en bas de fenêtre (en passant la souris au-dessus de la fenêtre de visionnage), et permet ainsi de circuler dans les vidéos. Le positionnement des vidéos est déjà un choix éditorial, un « listing ». Il peut être par exemple progressif ( »les 6 erreurs majeur sur un portable« ), classant ( »les 5 meilleurs téléphones« ), à épisodes ( »les manifs à Lyon en 2009« ), etc.
Cependant, il faut l’avouer, il y a pas mal d’inconvénients :
- création : aucune possibilité de montage (même sommaire) ni d’ajout de séquences et fioritures (audios, vidéos, images…). Pourquoi YouTube n’a t-il pensé à un outil simple de ce type?
- intégration : la playlist générée sur YouTube ne donne pas une « vidéo à part entière », apparente sur une page YouTube. Il faut l’intégrer à une page tierce (sur un blog par exemple) pour pouvoir la voir au format carrousel.
- enrichissement : on ne peut, sauf erreur, ajouter d’info-bulles dans une playlist. On ne peut le faire que dans des vidéos à soi, que l’on a uploadé sur le site.
- lecture : de façon aléatoire, le carrousel saute dans les playslists, ne laissant de disponibles que les boutons avancée et recul pour circuler dans les vidéos.
Au bilan, cette solution doit être vue comme un premier niveau, sommaire et limité. Mais en même temps un outil qui ne doit pas être ignoré comme il l’est actuellement. Et qui peut être utilisé simplement pour moderniser des sites (page de réalisations d’une PME), créer un rendez-vous éditorial (les « 4 blagues vidéos de la semaine »), voire tout simplement alléger la publication régulière des sources vidéos. Il peut tout aussi bien servir d’outil de classement documentaire, par exemple en environnement scolaire et universitaire : créer des playlists thématisées en géographie, histoire, etc. selon les besoins exprimés.