09/03/2010

Audience, réseaux sociaux et sites d’info

facebook-twitter-audienceOn l’a vu, la présence systématique sur les réseaux sociaux est primordiale pour les sites d’information. Tout simplement parce que l’audience s’y déplace. Et pour reprendre l’expression anglaise, « if you want to succeed, you have to meet your audience ». Et si les sources de trafic traditionnelles d’arrivée sur ces sites (entrées directes et via les moteurs et sites référents) sont encore majoritaires, le poids des réseaux sociaux et communautaires va aller croissant au point qu’il serait stratégiquement primordial d’y être présents et actifs.

Mais aujourd’hui, la question n’est plus de savoir s’il faut y être présent, mais comment y être présents, et quel(s) réseau(x) choisir.

Twitter, Facebook et audience

La question du choix entre Facebook et Twitter revient constamment chez mes interlocuteurs. Outre la nouveauté de ces plateformes, leur spécificité est que l’on ne peut bien les appréhender que si l’on a un réseau constitué.

Facebook permet de se connecter avec son réseau, de suivre les actualités que ses « amis » auront décidé de relayer, de faire apparaître dans leur flux d’info les actus qu’on partage.
A contrario, la structure de Twitter permet de suivre des comptes d’utilisateurs que l’on ne connait pas forcément, mais que l’on aura sélectionnés par rapport à nos centres d’intérêt ou notre activité. Par définition, Twitter offre la possibilité de suivre la mise à jour d’infos beaucoup plus globales, permettant à ses utilisateurs de recevoir des actus sur des événements mondiaux, comme les manifestations en Iran ou les catastrophes naturelles en Haïti ou au Chili.

Quel présence avoir sur ces réseaux pour booster son audience ?

On l’a vu, Twitter est plus une plateforme pour « pusher » de l’actu, de l’info. De part la nature des tweets, limités à 140 caractères, c’est aussi un lieu d’info factuelle, souvent choc, parfois dogmatique. Mais c’est aussi un dispositif de veille informationnelle complémentaire d’un compte Netvibes.
Twitter sera donc un espace à privilégier par les sites qui souhaitent promouvoir leurs infos brutes.

Facebook, comme on l’a vu, fonctionne sur son réseau d’amis. C’est pourquoi cette plateforme a plus vertu à être le support d’une information plus émotionnelle, et à être utilisée lorsque ses utilisateurs veulent partager de l’émotion.
Ce qui ressort d’ailleurs de cette étude montrant que ce réseau génère davantage de liens vers des médias TV, infos de nature plus émotionnelle.
Autre point fort de Facebook, la création de groupes, de pages, permettant d’ailleurs de fédérer des communautés qui pourront interagir autour de thématiques d’intérêt.

La spécificité de ces deux plateformes est de placer l’individu au centre de son réseau. Il devient acteur et prescripteur : ce sont des amis sur Facebook ou des personnes dont l’intérêt nous importe (vu qu’on les suit) sur Twitter qui nous informent des infos importantes, des liens à cliquer.

Définir sa présence sociale

Qui peut le plus peut le moins. Il sera donc préférable d’être présent sur ces deux plateformes, option simplifiée par les systèmes de partage social présents sur les sites d’information, comme le plugin Sociable de WordPress. Mais la gestion de cette présence ne peut être complètement automatisée et reste donc chronophage.

Les sites d’info pure pourront utiliser Twitter pour communiquer sur des enquêtes en cours, rechercher des « témoins » d’évènements. Éventuellement, créer plusieurs comptes selon les thématiques d’info traitées, sur le modèle de leur rubriques pour pusher leurs infos. Et choisir Facebook pour communiquer sur leur dernière édition, par exemple publier leur dernière parution et faire interagir leur communauté sur une thématique abordée.
Pour les sites d’information thématique, il sera plus intéressant de privilégier plutôt Facebook pour construire leur promotion éditoriale et proposer d’autres services / opérations spéciales à leur communauté, appuyé d’un relais Twitter simplifié.

Globalement, chaque présence étendue sur les réseaux sociaux se fait au cas par cas, et nécessite un ajustement. La seule certitude : ne pas y être réduira à terme l’audience de ces sites. Et vous, quelles sont vos pratiques des réseaux pour vos problématiques d’audience ?

  • Twitter
  • Facebook
  • viadeo FR
  • Google Bookmarks
  • Sphinn
  • Netvibes
  • del.icio.us
  • Digg

One Response to “Audience, réseaux sociaux et sites d’info”

  1. 1
    Lu Awat Says:

    Il faut élargir le rôle de Facebook. Il dépasse l’espace des émotions pour être aussi un espace de réflexion, de commentaire… L’effet réseau y est plus dense.
    Twitter tend lui plus vers un réseau d’alerte et d’échanges instantanés (type sms). Il est à Facebook ce que la dépeche est à l’article.
    Les deux réseaux sont complémentaires et ne s’opposent pas. Leur utilisation dépend du contenu de l’information que l’on veut faire circuler. L’un nourrir l’autre et vice versa. L’Internet est un système complexe à la différence des médias traditionnels qui sont des système complémentaires ce qui induit une approche différente de celle que nous utilisons habituellement.
    Pourquoi quand on analyse les réseaux sociaux on occulte les réseaux comme Friendfeed, Linkedin, Myspace ?

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