7 préambules avant de se lancer sur Twitter
Je me suis mis à Twitter (l’application et le verbe) depuis peu, je le concède. J’ai voulu d’abord observer à quoi cela servait réellement, et profiter de l’occasion pour faire un bilan sur mes usages en ligne. J’en ai aussi parlé avec d’autres professionnels, notamment avec Philippe Gammaire, que je remercie de ses précieux conseils. M’y voici donc depuis un moment sur ce fameux service qui fait tant gloser dans la presse et la communication. Et voici, tirés de mes débuts, quelques conseils que je livre à des confrères et consoeurs qui s’interrogent sur cet outil, et qui me suivront dans la démarche de l’utiliser. Je les veux accessibles et un brin humoristique, ne vous en offusquez pas : il faut en effet parfois prendre un peu de distance avec tous les logiciels et services crépitants qui s’offrent à nous!
- faire un bilan de ses outils en ligne : si vous êtes déjà débordé par votre mail distant, vos messageries instantanées, votre intranet (éventuel) et vos réseaux en ligne… n’allez pas sur Twitter.
- évaluer sa façon de rédiger : si vous étouffez avec goutte de sueur froide et maux de tête, à chaque fois qu’il faut écrire court, condensé, bref, concis… n’allez pas sur Twitter.
- évaluer sa façon de voir l’info : si vous préférez lire la revue Esprit ou le Magazine Littéraire, si votre mémoire de maîtrise faisait plus de 500 pages, si le documentaire à épisodes est pour vous le vrai journalisme… n’allez pas sur Twitter.
- évaluer votre empathie online : si recevoir des mails non sollicités, être dérangé au téléphone, partagez des informations intéressantes avec autrui n’est pas votre cup of tea… n’allez pas sur Twitter.
- sonder votre hiérarchie : si un blog fait peur à votre rédaction en chef, si le mot « réseau social en ligne » évoque un service 36-15 à votre P-DG… n’allez pas sur Twitter (au nom de votre rédaction).
- auditer votre activité online existante : si changer les « états » de Facebook (la phrase à côté de votre nom en haut de votre profil, ndlr) vous agace, si la mise à jour d’un contenu plus de 3 fois par jour vous angoisse… n’allez pas sur Twitter.
- périmétrer votre présence en ligne : si ouvrir un compte Facebook est pour vous futile, si tenir un blog est selon vous réservé aux ados, si mettre votre CV en ligne est inutile ( »les RH demandent le format Word« )… n’allez pas sur Twitter.
Une fois toutes ces questions posées et quelques réponses discernées, bonne nouvelle, vous pouvez faire le saut! Dernier conseil : avant d’écrire quoique ce soit et surtout de répondre à des « twits » dans la file, observez bien les échanges existants pour mieux entrer en « Twitterie » et pratiquer la « Twitter’s touch ». Cette application possède en effet ses propres règles, sa syntaxe, ses codes. Rien d’insurmontable mais juste quelques petites choses à connaître pour ne pas agacer les autres twiterriens; et surtout pour y prendre vous-même du plaisir. Pour compléter je vous conseille de regarder la vidéo de « Zappez plus net« , avec Pascal Minguet : elle livre une bonne vision générale de l’outil.
« twits » se dit « tweets ». Je le sais, maintenant, parce que j’ai eu droit à la même remarque
avril 13th, 2009 at 21:53http://en.wikipedia.org/wiki/Twitter
Un site hyper pratique qui regroupe toutes les personnes influentes sur twitter en France, du journaliste au politique en passant par les dirigeants… Un vrai who’s who du net ! http://www.peopletwit.com
janvier 13th, 2010 at 12:05