Avoir une « existence en ligne » : 4 supports incontournables
Des journalistes et gens de média me posent souvent cette question simple et apparemment sans grand enjeu technique : « comment s’exposer sur internet? » ou « comment avoir une existence en ligne?« . En 2009, ça semble un peu daté comme interrogation, mais pas tant que cela. Car beaucoup de professionnels de la communication (y compris sur le web!) n’ont pas intégré pour eux-mêmes quelques outils et réflexes utiles, de nos vies numériques actuelles. Et ce n’est pas du tout une question d’âge : de jeunes recrues en équipe ou frais sortis d’école, sont parfois tout aussi dénudées sur ce plan… Ils n’ont « pas saisi l’intérêt« , préfèrent « privilégier les actions réelles« , ou « n’ont pas de temps à perdre sur internet » (exemples d’arguments entendus).
Ignorer complètement ces outils, ne rien avoir du tout serait pourtant une grave erreur. Et une méconnaissance risquée des canaux de recrutement et de réseautage contemporains. Pour donner quelques repères de base, voici ce que je conseillerai à quelqu’un ne disposant d’aucune existence web personnelle (c’est à dire en-dehors des actions en ligne entreprises pour le compte d’un employeur, d’un organisme, dans le cadre d’un poste ou d’une mission réguliers, etc).
- créer un CV en ligne : sur des services dédiés, il y en a pléthore sur le net (par exemple Easy CV, ou la rubrique spécifique de l’Apec.fr); c’est en gros le « service minimum », qu’on commence parfois à demander dans des entretiens de recrutement en complément du classique CV sous format Word ou PDF;
- créer une page personnelle sur le web : plus élaborée, elle pourra constituer un « site vitrine », où vous exposerez vos idées, envies, projets, réalisations, etc. Il est très utile par exemple aux métiers du visuel : photographes, graphistes, designers, etc. En-dehors d’un site avec url propre (www.prénom-nom.com) vous pouvez le faire sur les services de votre FAI (fournisseur d’accès internet) ou de votre compte de messagerie mail : par exemple avec Google Pages. Dans ce dernier cas, c’est entièrement gratuit. Attention à soigner design et présentation
- créer et tenir un blog indépendant : qui permettra de vous faire découvrir plus en profondeur; le débutant y trouvera le moyen de « donner quelque chose à lire« , en complément d’un press book imprimé; le confirmé y trouvera l’intérêt d’un « carnet en ligne » permanent et d’une zone d’expression « plus » libre que dans le cadre d’un poste régulier. C’est utile par exemple aussi dans le cadre des rebonds de carrière ou des phases de chômage : pour montrer qu’on continue à cogiter et produire, et aussi parfois pour prouver ses compétences sur un thème autre que celui qu’on couvrait jusque là. La plateforme WordPress (que nous utilisons sur ce site, ndlr) est un bon compromis.
- exister sur les réseaux sociaux : vous n’avez pas encore de profil sur Facebook, LinkedIn ou Viadeo? C’est aujourd’hui un manque avéré dans les métiers de la com’… Ces espaces vous serviront à poser votre réseau existant (vous serez rapidement surpris de sa taille, après plusieurs années de profession), à l’informer plus simplement (que par mail ou messagerie instantanée) et à étoffer aussi ce réseau;
Conseil final et pas des moindres : si vous ne disposez encore d’aucun de ces outils, ne paniquez pas! Il est encore temps de vous en doter, calmement, progressivement, sans se précipiter. La panoplie des 4 n’est pas forcément nécessaire : 1 ou 2 outils sera déjà pas mal… Et le web, contrairement à ce que l’on dit, n’a pas (trop) de mémoire, et même un blog avec peu de contenus antérieurs vaut mieux que… pas de blog du tout! Pour peu que vous soyez capable d’expliquer les raisons sincères de votre « entrée en blog », puis de le faire vivre après régulièrement et avec pertinence.