Mobile World Congress 2009 : à suivre pour les éditeurs de presse
Nous y revenons avec un peu de décalage (toutes nos excuses), du à notre mobilisation sur des projets de conseil. A voir et écouter le bilan de l’édition 2009 du Mobile World Congress, tenue à Barcelone des 16 au 19 février derniers : c’est sur BusinessMobile.fr avec les journalistes Eric Le Yavanc et Alexandre Billault. Tous deux soulignent en images quelques tendances intéressantes pour les professionnels des médias et du « crépitement » en ligne sur terminaux mobiles. Pourquoi? Parce que les terminaux mobile deviennent de plus en plus puissants et complets dans leurs fonctionnalités, qu’ils imposent une nouvelle « expérience utilisateur », une nouvelle norme de lecture et de consommation de contenus. Le mobile est indubitablement un élément clé du dispositif stratégique d’une marque média. A défaut de laisser cet aspect échapper et être récupéré par d’autres, notamment par les fournisseurs de services téléphoniques eux-mêmes (on le sent bien par exemple avec Orange). Une seconde menace serait constituée de « pure players », uniquement centrés sur ce besoin, et donc plus souples et réactifs que des vieilles marques cherchant à se moderniser dans le même temps.
- l’hégémonie du tactile : c’est l’interface du moment et de demain, durablement. Il faudra donc tant s’y accoutumer pour son travail quotidien (consultation de mails, applications à distance…) que pour la conception de produits éditoriaux originaux, côté éditeurs. Les « sites mobiles » comme on les appelle, ont à faire leur révolution tactile et à proposer des contenus adaptés, optimisés pour une meilleure expérience utilisateur. A défaut de proposer juste des déclinaisons de contenus web allégés, et donc de ne pas attirer suffisamment, avec un « plus produit ».
- l’achat de logiciels en ligne : « tendance lourde » pour E. Le Yavanc, qui induit là aussi de nouveaux comportements business du côté des éditeurs. Pourquoi pas monter des équipes dédiées à fabriquer des logiciels spécifiques, autour de la thématique du titre (c’est aisé en presse spécialisée ou professionnelle) pour créer, demain, la « killer app » de son thème, que tout le monde s’arrachera? Ou à défaut, monter des partenariats avec des spécialistes de la question : la place regorge d’experts et développeurs talentueux ne demandant qu’à « faire chauffer » leurs lignes de code!
- la géo-localisation : elle se généralise aussi, et deviendrait une autre plateforme d’édition de type 2.0. Pour un éditeur de presse, intégrer des contenus et/ou des informations exclusives à un support de carte dynamique, n’est pas à terme un gadget.
- ouvrir un blog « green » sur son site, pour laisser s’exprimer les attentes des lecteurs sur ce domaine, sur quelques disciplines que ce soit. Le « green » devenant de plus en plus une clé d’entrée générale ouvrant sur l’économique, le social, la consommation, voir le travail, le management, etc.
- proposer des zones de Q&A et forums sur la pratique de la HD numérique (matériels, logiciels et services en ligne), etc. Ou plus simplement sur un angle « loisir et vie numérique ».