Do you RSS ?
Tout le monde semble avoir entendu parler de RSS, mais peu de gens encore savent ce que c’est, comment l’utiliser, notamment pour en faire un outil de veille et de présence numérique.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le RSS
A force d’évoluer dans un monde où la plupart des info-consommateurs (ou producteurs) ont en permanence un Netvibes ouvert avec onglets thématiques, je croyais que le RSS était l’outil obligé des utilisateurs d’internet.
En discutant avec des proches et/où des relations professionnelles qui –précision utile– travaillent de près ou de loin dans le domaine de la presse ou des nouvelles technologies, j’ai pris la mesure de leur utilisation « classique » d’Internet : tous connaissaient le terme et identifiaient le logo standard du RSS… mais aucun n’avait eu la curiosité de cliquer dessus !
[Si vous cliquez sur le logo du RSS de cette page, vous arriverez sur la page http://www.leweblab.com/solutions/feed/ qui n'est autre que le flux RSS du blog du WebLab].
J’entrepris de les évangéliser leur montrer les avantages indéniables du RSS, en m’aidant notamment de l’excellente démonstration vidéo faite par Christophe Lauer pour Mix06 (Microsoft France). Ils sont désormais adeptes des bienfaits du RSS :-].
Le RSS existe depuis les débuts du web !
Malgré son utilisation récente, notamment avec l’essor des blogs, le RSS a été conçu au temps du web 1.0, des développeurs de Netscape et d’Apple travaillant dès 1995 sur la création de meta-données restructurées, et a été finalisé en 1999. Pour la petite histoire, le terme de métadonnées a d’ailleurs été créé par Tim-Berners Lee, co-fondateur du World Wide Web, en 1994, la même année où il créa le W3C !
… mais tarde à rentrer dans les moeurs
Une des raisons évidentes selon moi serait le retard pris (partiellement rattrapé) par Internet Explorer et sa version 7, mais cela reste surtout lié à la fracture numérique qui distingue les utilisateurs confirmés du web des simples utilisateurs. Pour preuve, certains « testeurs » de mon échantillon sont sous Firefox, un navigateur qui lit nativement ce format.
Il y a donc une réelle fracture entre les habitudes comportementales. Est ainsi souvent privilégié le surf classique, où l’internaute dispose d’une page d’accueil (un site d’information, un portail ou un moteur de news) et va cliquer les infos qui l’intéresse. Cette pratique peut parfois donner lieu au wilfing, surf sans but.
… et reste l’outil privilégié des « info-addicts »
Aujourd’hui, on voit le signe RSS un peu partout, notamment sur les sites d’information qui proposent à leur lecteurs d’agréger directement une (ou plusieurs) rubrique thématique. Mais vous pouvez aussi utiliser ce format pour développer vos outils de veille. Par exemple, si vous recherchez des infos sur le dernier système d’exploitation de Microsoft, Windows 7, vous pouvez ainsi récupérer dans votre agrégateur RSS toute l’actu de cet OS. Il vous suffit d’aller sur les moteurs de recherche de news, d’effectuer votre recherche « Windows 7″, et de cliquer sur le bouton RSS placé dans votre URL. Vous récupèrerez le fil RSS des dernières actus correspondant à votre recherche.
Ci-dessous, la structure des requètes RSS pour les moteurs de News :
Live (Microsoft) : http://search.live.com/news/results.aspx?q=windows+7&format=rss
Yahoo News : http://fr.news.search.yahoo.com/news/rss?p=windows+7
Google News : http://news.google.fr/news?q=windows+7&output=atom
Wikio : http://rss.wikio.fr/sport/cyclisme/windows+7.rss
Comme vous pouvez le voir, la structure des fux est simple, et il suffit de remplacer windows+7 par real+madrid pour recevoir sur votre agrégateur les dernières news du club de foot.
Un usage croissant des RSS
Le RSS se développe de plus en plus même si son impact sur les visites sur les sites web n’est pas encore déterminant, une démonstration parfaitement synthétisée par Emmanuel Parody, et qui n’a globalement pas changé.
La différence notable dans les nouveaux usages du RSS réside dans les interactions et maillages possibles entre les réseaux sociaux), les outil de micro-blogging comme Twitter, et les agrégateurs comme Netvibes…
Et, pour l’utilisateur averti, l’intérêt est dans les multiples usages rendus possible par l’excellente application Yahoo Pipes! qui permet de modifier et/où fusionner les flux -une technologie utilisée sur Le WebLab.