Facebook : aujourd’hui l’Open Graph, demain le web
Le réseau social Facebook a annoncé la semaine dernière, lors de sa conférence F8, la mise en place d’Open Graph, permettant une toute nouvelle panoplie d’interactions de ses usagers. Si les utilisateurs y gagnent en interaction, les widgets proposés par Facebook permettent surtout au réseau social d’améliorer sa compréhension du surf de ses utilisateurs, de se poser en système de référence de l’identification sur le web, et de proposer une nouvelle indexation du web.
Open Graph Protocol : pour faire fonctionner les nouveaux widgets et interagir son site avec Facebook, les éditeurs de site devront installer dans leur code des balises Open Graph protocol, qui permettront de qualifier les données à partager mais aussi d’identifier les centres d’intérêts des utilisateurs Facebbok qui consultent ces pages. Bref, il s’agit pour Facebook de déplacer ses fonctionnalités à l’extérieur de son site et de collecter un maximum de données sur ces sites.
Identification : deux widgets viennent simplifier l’identification « Facebook Connect » permettant à des utilisateurs de Facebook de s’identifier sur un site sans avoir créé de compte spécifique, dont le but n’est rien d’autre que de créer un système d’identification universelle sur le web, dont Facebook serait le détenteur
Recommandation : le widget « Like » (J’aime), qui n’était jusque là que présent sur la plateforme Facebook, permet aux éditeurs de faire interagir les utilisateurs directement sur leur site. Simple à installer, il permet aux utilisateurs de partager leur recommandation sur leur compte Facebook, et donc de renvoyer du trafic vers l’éditeur du site qui a intégré Open Graph.
Indexation : Facebook souhaite faire adopter par les éditeurs son protocole Open Graph pour identifier les objets web et micro-contenus, qui lui permettra d’identifier le contexte des pages consultées par les internautes, et de poser les bases d’une indexation sémantique du web.
Open Graph : une maîtrise du web ?
Derrière ces innovations, Open Graph est surtout un moyen pour Facebook d’étendre son savoir-faire au web, et passe inévitablement par une meilleure compréhension des comportements des utilisateurs. Pour mieux qualifier ces nouvelles interactions, Facebook a besoin de mieux comprendre comment interagissent les utilisateurs en dehors de son réseau social.
C’est une des raisons qui explique que le widget « Like » soit codé dans une balise iframe : pour permettre à Facebook d’obtenir le referrer de la page consultée par l’utilisateur -la page consultée avant le site comportant les balises Open Graph-, à savoir s’il s’agit d’une requète de recherche, et notamment s’il s’agit d’une requète commerciale. Facebook récupère ainsi les informations de surf de ses utilisateurs, et se positionne en leader du retour sur engagement (ROE), notamment commercial, de ses utilisateurs si ceux-ci recherchent des infos sur des produits.
La qualification du contenu des pages par les éditeurs permet aussi de renforcer les données issues du surf des utilisateurs, et de renforcer la position dominante du réseau social vis-à-vis du web.
Si Open Graph permet plus d’interactions pour les utilisateurs, il correspond surtout à une aubaine pour les marques puisqu’il permet à Facebook d’obtenir toute une série d’informations personnelles qui permettront au réseau social de définir des offres commerciales abouties.
Vie privée et données personnelles
La question du partage des données personnelles et de la vie privée est d’autant plus cruciale qu’actuellement nous n’en sommes qu’au début du partage volontaire d’infos personnelles.
Il y a 5 ans encore, les utilisateurs rechignaient à saisir leurs données personnelles, alors qu’aujourd’hui tout nous incite à le faire… et ça marche. Vous pouvez vérifier ici les paramètres que vous partagez avec les autres utilisateurs.
La plupart des utilisateurs ont connu l’ancien temps, mais nul ne peut dire comment se passera l’interaction demain entre des individus qui auront toujours échangé librement et ouvertement sur des réseaux sociaux, ni quelle incidence cela aura sur la définition de la vie privée, surtout quand l’on sait qu’il est extrêmement difficile d’effacer nos données, notamment sur Facebook où le moteur de recherche ne permet même pas à l’utilisateur de savoir ce qu’il a fourni comme info.
[...] rendre leur site « collaboratif ». Comme je le remarquais dans ma note sur Facebook et l’Open Graph, ces « bouts de code » à copier-coller donnent à Facebook une vision accrue [...]
mai 25th, 2010 at 14:54I beloved as considerably as you’ll obtain performed proper here. The comic strip is attractive, your authored subject matter stylish. nonetheless, you command get got an nervousness over that you want be handing more than the following. in poor health indisputably come further previously again since exactly the same nearly a great deal often inside case you defend this hike.
février 3rd, 2012 at 01:56